POUVOIRS DE CONTROLE A POSTERIORI DE L'AUTORITE DE CONTROLE
ET STRUCTURE DE CELLE-CI
(chapitres VII et X du rapport)
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Législation en vigueur :
Pouvoirs reconnus à la C.N.I.L. (art. 11 et 21 de la loi du 6-01-1978) :
- pouvoir de vérification sur place, incluant le pouvoir de se faire communiquer tous renseignements et documents utiles à sa mission, mais excluant tout pouvoir contraignant tel que perquisition ou saisie (cf. avis du Conseil d'Etat du 6 octobre 1987),
- pouvoir d'adresser des avertissements,
- pouvoir de dénoncer au parquet les infractions dont elle a connaissance (prérogative non spécifique qui est partagée par toute autorité constituée et par tout fonctionnaire),
- pouvoir de requérir un magistrat de l'ordre judiciaire ou administratif pour diriger une mission d'investigation ou de contrôle (prérogative non utilisée),
- pouvoir de prescrire des mesures de sécurité pouvant aller jusqu'à la destruction des supports d'informations.
Structure de la C.N.I.L. (article 8 de la loi 6-01-1978) :
- 17 membres nommés pour 7 ans;
- sous-représentation des milieux économiques et professionnels (2 membres du Conseil économique et social).
Dispositions de la directive (art. 28) :
- Elle laisse aux Etats une faculté d'option étendue quant à la détermination du ou des pouvoirs d'investigation ainsi que du ou des pouvoirs d'intervention effectifs dont ils entendent doter l'autorité de contrôle. Celle-ci doit également se voir reconnu soit un pouvoir d'ester en justice, soit celui de porter à la connaissance de l'autorité judiciaire les violations de la loi;
- La marge de manoeuvre laissée aux gouvernements nationaux quant à la physionomie de l'autorité de contrôle, est par ailleurs totale.
Propositions du rapport Gaeremynck-Méda:
Accroissement des possibilités d'intervention a posteriori de l'autorité de contrôle:
Les propositions présentées à cet égard rejoignent pour la plupart des propositions antérieurement formulées par la C.N.I.L.:
Réduction de la taille de l'autorité de contrôle (10 membres au lieu de 17) et renforcement de la place faite en son sein aux représentants du secteur privé
Commentaire:
Contrôle a posteriori :
Les différentes propositions formulées ne sont pas de même niveau Si les quatre premières d'entre elles introduisent des aménagements limités du régime actuel, tenant notamment compte du nouveau code pénal (proposition n°2), ou encore apparaissent logiques eu égard à l'éventuel octroi à l'autorité de contrôle d'un pouvoir de décision (proposition n°4), les trois dernières sont en revanche de nature à apporter des bouleversements importants dans les relations qu'entretient l'autorité de contrôle avec l'autorité judiciaire:
Dans la perspective d'éviter les inconvénients qui s'attacheraient à de tels renforcements des pouvoirs de l'autorité de contrôle, il pourrait être envisagé de recourir aux solutions de repli suivantes
Structure de l'autorité de contrôle:
La suggestion d'un élargissement, au sein de l'autorité de contrôle, de la représentation du secteur privé constitue une conséquence logique de l'unification opérée par la directive des régimes respectifs s'appliquant en France aux secteurs public et privé.
En revanche, la réduction d'effectifs proposée, outre les inconvénients politiques qu'elle comporte en termes de risques d'affrontement avec la C N I L, présente l'inconvénient de ne pas tenir compte de l'élargissement de ses missions de contrôle a posteriori auquel l'autorité de contrôle se trouvera confrontée.
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